— photojournaliste.
PETITE COMMANDE pour Poly, un chouette magazine culturel mensuel distribué principalement en Alsace. C’est pour ce dernier que j’ai photographié Douglas Kennedy à l’occasion de la promotion de son dernier livre Cet instant-là.
Ce mois-ci, l’écrivain sera sur Strasbourg, ce 7 décembre à la Librairie Kléber.
Un entretien devait se faire un vendredi matin, quelques questions et deux / trois portraits. Presque tout, a été préparé jusqu’à effectuer un repérage sur le lieu du rendez-vous afin que tout se passe rapidement pour le portrait. La veille, on m’appelle pour me prévenir que tout son planning a été annulé pour des raisons personnelles. Je suis désorienté… pour ma toute première commande, voilà que ça s’annule. Toute fois, on me dit qu’une possibilité est envisageable : réaliser un portrait de l’écrivain avec son public le soir même, dans une librairie et noter tout ce qui se dit lors de la rencontre. Armé de mon reflex numérique, un 50mm f.1.8 et un réflecteur : je suis en avance d’une demie-heure alors je patiente dehors dans le froid en attendant de finir de grignoter mon dernier Prince chocolat tiré du sac, ensuite j’effectuerais quelques repérages dans la librairie… Je découvre le lieu, je mine des grimaces (le cauchemar de chaque photographes : la lumière dite « tungstène »), je fais ma balance de blancs. J’en profite pour fouiner, lire les résumés des dernières nouveautés littéraires qui se présentent actuellement. Entre temps, je repère un bureau qui doit être celui du gérant de la Librairie : « Ça peut-être pas mal » me dis-je.
19h31 (et non 20:31, l’oubli de régler l’heure d’hiver sur mon appareil photo) : l’écrivain arrive, je me présente et le dirige vers le bureau pour la photo, tout juste avant sa rencontre avec le public. On me signale que j’ai « Dix secondes! Pas plus! » Je m’active. Je place l’écrivain dans mon champ visuel repéré un peu plus tôt, dans le bureau. 1… 2… Je tends mes bras, de manière à placer le réflecteur à côté de son visage… 3… 4… Un réflecteur d’une main, l’appareil photo de l’autre… « Aïe! Aïe! » 6… 7… Je vérifie ma vitesse… Douglas sourit… 8… 9… Clic! 10… « C’est terminé! » me dit t-il. Il sourit encore. Je suis concentré sur ma mise au point : je ne l’entends pas, je refais rapidement une photo et vérifie sur mon écran. « C’est dans la boîte! » Je lève la tête pour le remercier qu’il est déjà derrière moi pour se présenter à son public. Mais mon rôle ne s’arrête pas là puisque je me suis également chargé d’écrire un texte sur son nouveau roman : je range rapidement mon réflecteur dans mon sac pour le troquer contre mon carnet de notes et un stylo. Une libraire s’entretient avec Douglas Kennedy face au public, je ne perds pas une miette, je note tout ce qui est possible de retranscrire pour ensuite le transposer dans l’article.
WORKFLOW.


Poly est un magazine que je suis depuis six ans, à l’époque où j’étudiais à Strasbourg. Trouver le dernier numéro était pour moi, un vrai marathon. Chaque fois, j’étais impatiente de le lire dans le train pour rentrer à la maison, le week-end. Ce dernier est une vraie mine d’or sur les évènements culturels à travers l’Alsace et alentours (Nancy, Metz, Montbéliard, Besançon,…).
Le n°145 de Décembre 2011 est en ligne sous forme de .PDF — quant à la version papier, on peut gratuitement l’emporter chez soi, depuis la Boutique Culture sur Strasbourg, à la Mairie de Mulhouse ou encore à L’Allan – Scène Nationale à Montbéliard, parmis les quelques 400 lieux de diffusion.
Avec ce numéro, je découvre avec étonnamment, mon nom dans l’ours avec Pascal Bastien (contributeur régulier chez Poly) parmis d’autres — quand on se souvient d’un article qui avait été rédigé en 2009, sur l’Œil du Viseur : « l’image d’une scène surréaliste, un peu ridicule… »
— DÉCEMBRE 2011. DOUGLAS KENNEDY POUR POLY.
