— photojournaliste.
LA DISPARITION du photojournaliste Loucas Von Zabiensky-Mebrouk dit Lucas Mebrouk Dolega décédé ce 17 janvier ne me laisse pas dans l’indifférence. Âgé de 32 ans, il couvrait les manifestations précédant la chute du président tunisien Ben Ali pour l’European Pressphoto Agency (EPA) quand il a été « victime d’un acte homicide délibéré » ce vendredi 14 janvier par un tir de grenade lacrymogène en pleine tempe à Tunis.

De la colère & une grande tristesse m’empare tout autant que le photojournalisme français.
— RENCONTRÉ il y a 3 ans aux marges des manifestations du SOMMET DE L’OTAN à STRASBOURG, j’avais croisé ce jeune homme d’un visage qui m’est aujourd’hui inoubliable. — Je me tenais aux côtés des quelques uns qui couvraient l’évènement pour leurs agences presse respectives. Il s’était présenté à tous ceux qui étaient là, qui ne le connaissait pas. Quand cette nouvelle est arrivée vendredi soir en consultant Internet : je me suis reporté à mes photographies du 4 avril 2009. Il m’avait délibérément dans son viseur & réciproquement en photographiant une scène où se tenait deux manifestants pacifistes devant une rangée de CRS.
Tout ça pour vous demander — à vous, lecteurs — comment ne pas rester insensible face à cette terrible nouvelle ?
Ce qui s’est passé il y a un mois, vendredi, aujourd’hui, ce qui se passera certainement encore demain ne devra plus jamais arrivé.
— Mes pensées vont vers ses proches, sa compagne, amis & confrères.
(Photo : Lucas au Congo (Nord Kivu) par Corentin Fohlen — 2008)